sat

 

Tu sais Paul, Satan était un ange... Et il le redeviendra. Rouler, droit devant. Doubler ceux qui ont le temps. Ne pas les regarder. Mettre la musique à fond pour ne plus entendre. Tic tac... Bientôt, tu seras mort. Hier encore, François était quelqu'un. Un homme qu'on regardait avec admiration, avec envie. Aujourd'hui, il n'est plus qu'un fugitif qui tente d'échapper à son assassin. Qui le rattrapera, où qu'il aille. Quoi qu'il fasse. La mort est certaine. L'issue, forcément fatale. Ce n'est plus qu'une question de temps. Il vient à peine de le comprendre. Paul regarde derrière lui?; il voit la cohorte des victimes qui hurlent vengeance. Il paye le prix de ses fautes. Ne pas pleurer. Ne pas perdre de temps. Accélérer. L'échéance approche. Je vais mourir. Dans la même voiture, sur une même route, deux hommes que tout semble opposer et qui pourtant fuient ensemble leurs destins différents. Rouler droit devant, admirer la mer. Faire ce qu'ils n'ont jamais fait. Vivre des choses insensées. Vivre surtout... Car après tout, pourquoi tenter sans cesse de trouver des explications ?

Un plaisir différent des autres romans de Karine, je m'y suis sentie comme chez moi, une amie étant atteinte du meme mal que l'un des personnages et les paysages découverts cet été et dont la description était vraiment conforme a ce que j'avais devant les yeux . Ces personnages veulent vivre, l'issue fatale ils la connaissent mais refusent de s'y soumettre. Une émotion passe entre ces hommes , telle une relation père fils inavouée peut-etre ?

les livres de Karine sont toujours différents , ils ont chacun un fait marquant mais le plus beau et le plus touchant  est

meutres pour rédemption